Archives de décembre 2006

La start-up web 2.0 de Swisscom coComment lève 1,5 million USD en capital-risque

Capital-risque, web 2.0, start-up, Swisscom: chers lecteurs helvètes, vous ne vous attendiez pas à voir le jour où tous ces mots seraient réunis dans la même phrase, non? Et bien grâce à coComment, c’est fait! La start-up web 2.0 de Swisscom coComment lève 1,5 million USD en capital-risque:

« Un investisseur entre dans coComment, la start-up de Swisscom
L’entreprise de capital-risque japonaise Netage Capital Partners, Inc entre dans le capital de la société de services Internet coComment, maintenant autonome. Cette semaine, Netage a acquis 40% de coComment pour USD 1,5 millions. coComment a vu le jour en février 2006 en tant que service web 2.0, dans le cadre d’un projet de développement lancé par Swisscom Innovations. Le service proposé offre aux utilisateurs une gestion simplifiée mais étendue de commentaires sur Internet, notamment via les blogs. ()

The Swisscom web 2.0 start-up coComment raises 1,5 million USD in venture capital. Surely you did not expect the day you’ll see the words Web 2.0, start-up, venture capital and Swisscom in the same sentence? Thanks to coComment, it’s a done deal!

Investor acquires stake in Swisscom start-up company coComment
Japanese venture capital company Netage Capital Partners, Inc. is to invest in the new Web service start-up company coComment. This week Netage formally acquired a 40% share in the company at a cost of USD 1.5 million. coComment started out in February 2006 as a Web 2.0 service launched by Swisscom Innovations as part of a development project. The service enables comments posted on the Internet, for example in blogs, to be managed simply and transparently. () »

Communiqué de presse de Swisscom en français, 21.12.06

English press release by Swisscom, 12.21.06

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Le Champignac 2006 à Liliane Maury-Pasquier

Le Grand Prix du Maire de Champignac 2006 a été remis ce samedi à Lausanne à la conseillère nationale Liliane Maury-Pasquier, qui concourait avec la citation:

«Tout le débat se base sur un non-dit largement sous-entendu»

nous apprend Le Temps de ce matin, ainsi que 24 heures (attention, lien valable dans la journée uniquement).

Récompensée du Champignac d’Or pour ce fleuron d’art oratoire, la Genevoise a devancé d’une courte tête l’Agence Sport Information, qui a remporté le Champignac d’Argent 2006 pour:

«L’équipe suisse n’est pas parvenue à monter sur le moindre podium lors des deux premières journées des Paralympiques 2006 de Turin.»

Tous deux se sont imposés parmi 54 brillants concurrents:

«Ma famille dirige ce mouvement depuis quarante-huit ans. Ne me dites pas que nous ne sommes pas démocratiques.»
Marc-André Houmard, président de Force Démocratique,
in Le Quotidien Jurassien, 12 septembre 2005

«Une randonneuse de 45 ans a survécu à une chute mortelle grâce à une racine.»
Marie Prieur, acrobate de la formulation,
in Tribune de Genève, 18 juillet 2006

«Je musellerai mon chien. Tout seul, il aura du mal.»
Pierre-François Unger, président du Conseil d’État genevois,
in Le Matin, 31 août 2006

Retrouvez la liste complète des lauréats sur le site officiel du Grand Prix du Maire de Champignac.

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Louez un blogueur

Chroniques de blogosphère, suite: l’article qui suit est paru dans l’édition de décembre 2006 de Com.in (magazine de la communication et des médias édité par la FRP)

Louez un blogueur

14 décembre 2006

Il y a quelque chose de pourri au royaume des blogs. L’émergence du journalisme citoyen, qu’ils disaient. Ces milliers de nouvelles voix qui contribuent à rendre le débat plus clair, entre les médias traditionnels et les communiqués des entreprises. Soyez prévenus. Certains ne vous diraient pas toute la vérité.

Au fil des jours, le blogueur écrit sur ce qu’il aime, évoque ce qu’il fréquente, raconte ce qu’il consomme. En toute indépendance. Autant de publicité gratuite au bénéfice des marques citées. Et, quelle crédibilité: c’est de sa vie dont il parle, spontanément, sans toucher d’avantages particuliers.

Les marques ont vite compris le potentiel. Les vins Stormhoek jouent clairement la stratégie blogs : pour positionner son produit dans de jeunes cercles consommateurs dans le monde entier, la marque offre des bouteilles aux blogueurs, organise des «geek dinners» pour jeunes passionnés de la technologie en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, et blogue, logique, ses efforts de promotion via son propre site également.

D’autres sont plus discrètes. Stokke, équipementier pour enfants scandinave, a accompagné le lancement d’un nouveau produit en France en offrant une cinquantaine de poussettes plutôt design à de jeunes parents parisiens. Certains d’entre eux étaient blogueurs.

Aucune obligation d’en parler, un cadeau gratuit. Chacun fait ensuite selon sa déontologie. Le lien est généralement clair: l’usage d’une «disclosure» est de pratique courante.

Si je vous parle de ce boulanger, c’est que j’ai une aventure avec sa femme. Quand Loïc parle d’une start-up dont il partage les intérêts, il le dit clairement. Grand fana de la course à pied, il teste pour vous le Nike + iPod? Il ne cache pas qu’on lui a demandé son avis.

Jusqu’où peuvent aller les annonceurs? Rémunérer des voix extérieures pour publiciser son message, l’idée n’est pas neuve. Mais depuis peu, la voix citoyenne peut être achetée à l’insu du lecteur. Pay per Post paie ainsi le blogueur. Pour écrire sur un sujet donné. Avec ses mots à lui.

Dans la bulle web 2.0, on croit au potentiel de ce vecteur. Début octobre, cette start-up née en 2006 a annoncé avoir levé 3 millions de dollars en capital-risque. Son but avoué? Lancer la révolution de la publicité générée par le consommateur. Concrètement, la plate-forme met en relation des annonceurs et des supports, qui les paient pour créer des messages personnalisés adressés à autant de micro-audiences.

Les supports, ce sont les blogs. Et le blogueur est payé pour ne pas dire qu’il écrit au nom d’une marque.

* * *

Note: ce billet a été rédigé le 26 octobre 2006. Le 30 octobre, Pay Per Post annonçait un changement de sa stratégie et le lancement de DisclosurePolicy.org, un site « destiné à fournir aux blogueurs les outils nécessaires pour être transparents envers les lecteurs à propos du contenu de leur blog »:

« This site is designed to provide you with the tools you need to provide transparency to your readers about the content on your blog. By including a disclosure policy you are protecting the integrity of your blog and providing a service to the advertisers, sponsors and organizations that you support you. Disclosure encourages trust amongst your readers and promotes an ethical blogosphere ».

Les blogueurs sont donc dorénavant invités à indiquer quand ils parlent au nom d’un annonceur. Un pas dans la direction de la transparence.

LeWeb3, day 3: que de bruit

A l’heure où j’ai rédigé mon billet, hier, sur la présence incongrue des politiques à LeWeb3, j’étais loin d’imaginer faire partie d’un tel mouvement de foule.

A l’heure actuelle, plusieurs centaines de blogueurs, français comme internationaux, présents ou non sur place, ont réagi de manière majoritairement critique à la venue non annoncée des candidats à la présidentielle française à la conférence. Les médias « traditionnels » commencent à relayer la chose.

Si le but de Loïc Le Meur était de faire parler de LeWeb3 largement, le but est atteint!

Il reste plein de choses à dire sur cet événement, c’est sûr. Et pas seulement sur les politiques, nom d’un blog!

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Anne Dominique Mayor
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