Du test de St-Jacques

Vous ne m'en voudrez pas, c'est à l'observation des autres que je me suis lancé.

Mon test personnel sur les Saint-Jacques, en vue d'une hypothétique participation à la première édition de Blog Appétit, s'était révélé suffisamment disastreux pour n'en point tirer une recette, un truc, un accord parfait, une étoile dans les papilles, rien quoi.

Alors, j'ai craqué. Au super, j'ai acheté la cassolette en grès véritable qui contenait des St-Jacques ET des poireaux, plus plein d'autres choses.

Juste qu'à réchauffer: pour une fois, le talent devait être ailleurs.

Voici le résultat, que j'avais posté chez Miam:

" Ben, aujourd'hui j'ai testé la cassolette de St-Jacques aux poireaux d'un grand manufacturier français.

Les St-Jacques* venaient du dessus du paquet, impression violette à côté de la date: donc, de Patagonie au fin fond de l'Argentine. Et un truc, genre chlamys, de Russie. Si, si, il y avait des poireaux, quelques pourcent, et des champignons de Paris. Et du beurre, de l'huile d'olive, de l'huile de colza, de la chapelure, et du Noilly Prat (R), du sel… Mais tout cela avait été apprêté en France, sous le nom d'un sponsor de bateau à voiles.

Avec une mention du genre: "Ce produit a été adéquatement salé, abstenez-vous d'en rajouter". La nouvelle bonne conscience de l'industrie agro-alimentaire. Alors, d'abord, j'ai préchauffé le four, pour faire comme ils disaient, que c'était mieux qu'au micro-ondes. (quel est le cri de la fourmi?)

Puis, j'ai sorti du four au temps indiqué. Ce n'était pas cuit. La rondelle spongieuse blanchâtre faisant office de St-Jacques* avait le goût de vinaigre, de sel et d'eau. Le champignon puait le vin et l'antioxydant. Le poireau avait disparu sous la crème acide et trop salée, malgré l'avertissement du fabricant.

Doublons le temps de cuisson. Peut-être mon four est-il pourri, mais même là, la chapelure n'a pas gratiné. Quelques bulles latérales m'ont fait craindre la surcuisson, ayant toujours en tête ce magnifique carpaccio de Miam. Je sortis la cassolette en grès véritable du four et m'apprêtai à déguster les 160 g de la portion, accompagnés de quelques feuilles de pourpier (un vrai délice, juste un spray de balsamique ou de sauce soja).

La prochaine fois, je ne ferai que la salade de pourpier (les détails me font craindre d'éventuelles suites juridiques).

Et je garde la cassolette en grès en souvenir.


* produit d'Argentine apprêté en France "

La cassolette en grès véritable ne connaît pas encore son destin. Elle n'a pas servi la semaine dernière. Deviendra-t-elle un ustensile historique familial?

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